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La saison de plantation

La saison de plantation

La saison de plantation et d’arrachage des arbres commence au moment où ils perdent leurs feuilles en automne et se termine lorsque les nouveaux bourgeons gonflent au début du printemps. C’est ce que nous appelons la période de repos végétatif, qui s’étend approximativement de début novembre à fin mars. Des exceptions existent pour certaines espèces spécifiques et les arbres persistants. Il y a également des moments où l’arrachage et la plantation ne peuvent pas avoir lieu. Comme règle pratique pour protéger l’arbre et le sol, nous appliquons les principes suivants :

- Aucun arrachage ni plantation n’est effectué lorsqu’il y a de la neige ou lorsque le sol est gelé.
- Aucune plantation n’est effectuée lorsque le sol est tellement saturé que de l’eau reste dans la fosse de plantation.
- Aucune plantation n’est effectuée lorsqu’il existe un risque de dégradation de la structure du sol.

Arbres et plants à racines nues

Les plants à racines nues sont principalement utilisés pour les plantations forestières et les haies, ainsi que pour les jeunes arbres comme les baliveaux. Ils sont légers, faciles à manipuler et donc moins coûteux. L’arrachage et le transport sont rapides et efficaces, ce qui présente des avantages supplémentaires. Leur principal inconvénient : les racines se dessèchent très rapidement dès qu’elles sortent de terre. Sans protection adéquate, les plants peuvent donc rapidement dépérir. C’est pourquoi les racines doivent toujours rester humides et couvertes, pendant le transport, le stockage et la plantation. Après réception, il est nécessaire de les mettre en jauge ou de les couvrir avec un tissu humide. Dans un hangar, une humidité de l’air élevée, un système de brumisation ou une chambre froide sont recommandés. La plantation doit être effectuée le plus rapidement possible après l’arrachage. Veillez à ce que toutes les racines soient orientées vers le bas dans la fosse de plantation et que la terre adhère bien aux racines afin d’éviter la formation de poches d’air. La première année, la plante se consacre surtout à sa reprise ; la croissance suit ensuite.

Les plants à racines nues se plantent de préférence en automne, lorsque le sol est encore suffisamment chaud pour permettre le développement des racines.

Arbres en motte

Arbres en motte

Les arbres en motte représentent la majeure partie de ce que nous commercialisons et présentent comme grands avantages que les racines se dessèchent moins rapidement, ce qui réduit le choc de la transplantation. En particulier pour les grands arbres qui ont été transplantés à plusieurs reprises, une bonne motte est essentielle pour la reprise. Lorsqu’un arbre a un calibre de 16–18, il possède presque toujours une motte. Même si l’arbre reste quelque temps hors sol avant le transport et la plantation, et que la plantation n’est pas réalisée correctement, un arbre en motte peut encore relativement bien survivre. Il est toutefois important que l’arbre ait été transplanté plusieurs fois, surtout dans le cas des grands arbres. Ces transplantations au cours du processus de culture sont nécessaires pour créer une motte contenant de nombreuses fines radicelles, afin que l’arbre reste adaptable et transplantable. Tant que nous continuons à transplanter un arbre en pépinière, il reste donc transplantable et commercialisable. Les soins de suivi des arbres en motte après la plantation sont également moins intensifs que ceux des plants à racines nues. Alors que notre conseil est de planter de préférence les plants à racines nues en automne, de fin octobre à mi-décembre, un arbre en motte peut être planté sur une période beaucoup plus longue.

Quelques raisons importantes de choisir un arbre en motte :

Ancrage : un arbre en motte est immédiatement plus stable dans le sol lors de la plantation, car les racines sont en contact avec la terre contenue dans la motte. Avec des racines nues, l’arbre est toujours moins stable ; lorsque les nouvelles racines commencent à germer lors de la reprise, le vent peut faire légèrement bouger les racines, ce qui casse les jeunes radicelles. Plus l’arbre est grand, plus l’influence du vent est importante. Avec une motte lourde à la base, l’arbre peut également être bien ancré sous terre, simplement en tendant des sangles par-dessus la motte.

Pour certains arbres, il est également important que certains champignons du sol soient présents, les mycorhizes. Il s’agit d’une symbiose entre les champignons du sol et les racines de la plante, qui se développe directement autour des racines des arbres. Ce sont en réalité des filaments fongiques qui permettent au système racinaire d’absorber les éléments nutritifs de manière optimale. La symbiose, ou collaboration, réside dans le fait que la plante fournit en échange des sucres et d’autres glucides au champignon. L’arbre produit ces substances grâce à la photosynthèse dans les feuilles. Pour certaines espèces d’arbres, la présence de mycorhizes est déterminante pour une bonne reprise. C’est notamment le cas du hêtre commun (Fagus sylvatica) et de l’Acer palmatum, qui dépendent également de certains oligo-éléments. Les filaments fongiques augmentent aussi la surface racinaire, ce qui est nécessaire pour une bonne absorption de l’humidité.

Enfin, les arbres en motte se dessèchent également moins rapidement pendant le transport et le stockage, car la motte contient de l’humidité.

Arbres en anneau de culture ou Air-Pot®

Arbres en anneau de culture ou Air-Pot®

Il peut arriver qu’un projet de plantation doive être reporté alors que les arbres ont déjà été arrachés et se trouvent à la pépinière. Un Air-Pot® est alors une solution idéale pour poursuivre la culture des arbres hors sol pendant une saison. L’utilisation d’Air-Pot®, également appelés anneaux de culture, se voit donc principalement pendant la saison de croissance, avant la plantation d’un arbre. Cette méthode vise surtout à permettre à l’arbre de développer un bon système racinaire tout en étant hors sol. Avec un Air-Pot®, vous créez également une couche supplémentaire de terre autour de la motte, dans laquelle l’arbre peut s’enraciner, tout en constituant une réserve de nutriments et d’humidité. La mise en Air-Pot® doit de préférence avoir lieu avant l’apparition des feuilles sur l’arbre, car dès que le feuillage apparaît, l’activité racinaire démarre également. Plus la mise en Air-Pot® est réalisée tôt, plus le système racinaire se développera fortement. Il est nécessaire de placer l’arbre en Air-Pot® à l’endroit où il devra rester pendant le reste de la saison. Si un arbre en Air-Pot® est déplacé, le risque est très élevé que le système racinaire fragile se rompe. L’arbre doit également rester au minimum trois à quatre mois dans l’anneau de culture afin d’obtenir un enracinement complet et suffisamment solide au moment de la plantation. Pendant la saison de croissance, l’arbre doit être arrosé quotidiennement au moyen d’une irrigation goutte-à-goutte. Lorsque la plantation aura lieu, il est conseillé de placer malgré tout l’arbre dans un panier grillagé dès que l’Air-Pot® est retiré. Cette mise en panier permet de préserver l’intégrité de l’ensemble du système racinaire et de répartir les charges lors de l’ancrage souterrain.

Avantages de l’Air-Pot®

Avantages de l’Air-Pot®

Un grand avantage de l’Air-Pot® est qu’il peut être facilement adapté à n’importe quelle dimension souhaitée, contrairement à un pot ou à un conteneur classique, qui possède une taille fixe. De plus, l’Air-Pot® est conçu pour permettre à l’arbre de s’enraciner autant que possible vers l’extérieur et, grâce à la taille par l’air, un système racinaire finement ramifié se développe. Cela est rendu possible par la structure de l’Air-Pot®, composée de cavités orientées vers l’intérieur et vers l’extérieur qui guident les racines vers l’extérieur. Cela évite l’enroulement des racines, contrairement à un conteneur, avec toutes les conséquences négatives que cela peut entraîner. Les cavités sont ouvertes vers l’extérieur ; dès que les racines les traversent, elles dépérissent sous l’influence de la lumière. Cultiver un arbre en Air-Pot® demande plus de travail que planter des arbres en motte pendant la période de repos hivernal, mais cela peut être une bonne méthode pour permettre à un arbre de poursuivre sa croissance hors sol pendant une saison estivale.

Dans des cas exceptionnels, nous pouvons, à la demande d’un client, placer les arbres en Air-Pot® et ne les livrer qu’au moment de la plantation. Renseignez-vous auprès de votre personne de contact sur les coûts supplémentaires.

Finition de la motte après plantation

Finition de la motte après plantation

Une fois l’arbre placé dans la fosse de plantation et ancré, par un ancrage souterrain, la finition peut commencer. Il suffit alors de reboucher la fosse de plantation avec la terre de plantation. Afin de garantir un bon contact entre la terre et la motte et d’éviter la formation de poches d’air autour de celle-ci, la terre doit être tassée au pied. Un arrosage est ensuite nécessaire : il permet non seulement à la terre de bien adhérer à la motte, mais aussi de se tasser immédiatement.

Lors de l’arrachage, la motte de l’arbre est emballée dans de la toile de jute et munie d’un panier grillagé fabriqué en fil d’acier renforcé. La toile de jute de couleur brune est un produit entièrement naturel et se décompose rapidement, généralement en un à deux mois. Le panier grillagé est fabriqué en fil d’acier et finira également par se décomposer, mais compte tenu du matériau, cela prendra plusieurs années. L’avantage est que, lors d’un ancrage souterrain, les ancrages viennent se placer par-dessus la motte compacte. Si le panier grillagé touche l’écorce de l’arbre ou s’en trouve trop proche, il est possible de couper le fil à cet endroit afin d’éviter toute inclusion dans l’écorce.

Toiles grillagées en acrylique non dégradables

Toiles grillagées en acrylique non dégradables

Dans certains cas, nous rencontrons des toiles de jute bleues. Il s’agit de toiles grillagées en jute-acrylique. Elles sont composées pour moitié de jute naturel et pour moitié d’un fil synthétique, l’acrylique. Ce type d’emballage en filet s’observe souvent chez les arbres dont la motte doit rester intacte hors sol pendant un certain temps, comme les conifères qui restent quelque temps en jardinerie avant d’être vendus. Ces toiles grillagées en jute-acrylique ne se décomposeront pas et doivent être retirées, afin d’éviter toute pollution du sol. Pour les très petits arbres, on utilise parfois aussi des élastiques de motte. Il s’agit d’élastiques blancs reconnaissables, placés en croix autour de la motte. Ceux-ci doivent également être retirés lors de la plantation afin d’éviter toute pollution.

Mottes enveloppées d’un tapis de coco

Mottes enveloppées d’un tapis de coco

Vers la fin de la saison d’arrachage, autour de mars / avril, nous rencontrons également des mottes enveloppées de coco. Ce matériau est souvent utilisé pour les arbres qui ne sont livrés que bien après la saison d’arrachage. La fibre de coco se décompose plus lentement que la jute et permet aux arbres de passer une saison sur l’aire de conteneurs avec un système de goutte-à-goutte. Le tapis de motte en coco peut retenir une certaine humidité et limite ainsi le dessèchement. Il peut arriver qu’un chantier de plantation prenne du retard ; grâce à l’utilisation de coco autour de la motte, celle-ci reste tout de même parfaitement manipulable au moment de la livraison. Lors de la plantation, la coco peut rester en place ; elle finira, comme la jute, par se décomposer complètement. En résumé, l’avantage de la coco est de prolonger la saison de plantation jusqu’en juin. Si la plantation doit avoir lieu encore plus tard, nous recommandons l’utilisation de l’Air-Pot®.

Taille lors de la plantation

Taille lors de la plantation

Dès qu’un arbre est planté, la couronne doit être rabattue afin de rétablir le rapport entre le volume racinaire et le volume de la couronne, et de limiter l’évaporation. Les arbres perdent toujours des racines lors de l’arrachage et de la transplantation. Si aucune taille n’est effectuée, il existe un risque que la couronne soit trop volumineuse par rapport au nombre limité de racines et que l’arbre ne puisse pas fournir suffisamment d’eau pour l’évaporation. Ce déséquilibre peut entraîner le dépérissement des branches, voire pire. Ce risque se présente surtout chez les espèces à croissance rapide et dans les zones côtières.

Lors de la plantation, nous conseillons de rabattre la couronne de 25 % au maximum. La taille vise plutôt à réduire le volume de la couronne, en taillant à l’extérieur de celle-ci, qu’à l’éclaircir. Si des branches ont été cassées ou endommagées pendant le transport, un éclaircissage est nécessaire, ou une taille jusqu’à une pousse latérale.

Les branches taillées recommencent à pousser beaucoup plus rapidement et résistent bien mieux aux maladies et aux insectes. Vers la fin de la première saison de croissance, elles retrouveront la forme de la couronne d’avant la taille. Pendant la deuxième saison de croissance, elles deviendront plus larges que celles des arbres qui n’ont pas été taillés. Après la plantation et la première taille, il n’est pas nécessaire de tailler les arbres pendant les trois années suivantes.

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Amélioration de l’emplacement de plantation avec du compost humique à dominance fongique

Amélioration de l’emplacement de plantation avec du compost humique à dominance fongique

De nombreux arbres trouvent leur station optimale en forêt. Le sol forestier contient une grande quantité d’humus, de nutriments et une grande diversité complexe de vie du sol, dont de nombreux micro-organismes tels que les champignons. L’amélioration du sol avec un compost humique dominé par les champignons se rapproche autant que possible de la station optimale des arbres et enrichit l’activité biologique du sol, qui permet finalement de rendre les éléments nutritifs disponibles pour l’arbre. Le compost humique peut être mélangé jusqu’à un maximum de dix pour cent avec une terre végétale pauvre afin de former un bon substrat de croissance. Le reste de l’humus peut être utilisé pour enrichir la couche supérieure, les vingt premiers centimètres, de la zone de plantation, afin qu’il puisse être incorporé par les vers présents dans le sol, ce qui permet de maintenir le taux d’oxygène à niveau et d’augmenter la capacité de rétention de l’humidité.

Hauteur de plantation : ni trop haut, ni trop bas

Hauteur de plantation : ni trop haut, ni trop bas

Après la préparation de la fosse de plantation et l’éventuelle amélioration du sol, les arbres peuvent être plantés. Le tronc de l’arbre est enveloppé de jute, après quoi l’arbre peut être soulevé à l’aide d’une sangle placée autour de la motte et du tronc, ou à l’aide d’un crochet à motte. L’arbre est placé dans la fosse de plantation avec le dessus de la motte environ cinq à dix centimètres au-dessus du niveau du sol. Cela s’explique par le fait que la terre dans la fosse de plantation se tasse encore, surtout avec les arbres lourds. L’arbre s’affaisse avec elle et finit par se retrouver plus bas que la hauteur de plantation initiale. Il vaut mieux planter l’arbre trop haut que trop bas. Les arbres plantés trop bas présentent un risque élevé de manque d’oxygène, avec pour conséquence la pourriture des racines et le dépérissement. Étant donné que les racines d’un arbre se développent juste sous la surface du sol, une plantation trop haute n’est toutefois pas souhaitable non plus. Les arbres plantés trop haut se dessèchent facilement, car les racines finissent par dépasser au-dessus du niveau du sol. Le fait de rajouter de la terre autour des racines sous forme de petite butte pour les couvrir peut également entraîner un dessèchement, car l’eau s’écoule de la butte lors de l’arrosage.

« Il vaut mieux planter l’arbre trop haut que trop bas. Les arbres plantés trop bas présentent un risque élevé de manque d’oxygène, avec pour conséquence la pourriture des racines et le dépérissement. »

Remplir la fosse de plantation en trois étapes

Remplir la fosse de plantation en trois étapes

Lorsque l’arbre se trouve dans la fosse de plantation, il faut d’abord installer une aération, notamment dans les sols revêtus et les sols riches en matière organique, comme les sols tourbeux. Cette aération est nécessaire pour assurer l’apport d’oxygène aux racines. Une fois l’aération installée, la fosse de plantation peut être complétée.

  1. La fosse de plantation est d’abord remplie au tiers, puis tassée. Veillez à ce qu’aucune matière organique, comme des mottes de gazon, ne se retrouve dans la fosse de plantation, car ces matériaux consomment de l’oxygène.

  2. La fosse de plantation est ensuite remplie aux trois quarts et le fil métallique autour de la partie supérieure de la motte doit être desserré. Si un fil se trouve trop près du tronc, il existe un risque d’étranglement à cet endroit lorsque l’arbre grossit.

  3. La fosse de plantation peut ensuite être entièrement remplie et à nouveau tassée. Ne retirez jamais le fil métallique autour de la partie supérieure de la motte avant que l’arbre ne soit placé dans la fosse de plantation, car le risque de rupture des racines est alors élevé.

Dommages lors de la plantation et soins des plaies

Dommages lors de la plantation et soins des plaies

Malgré toutes les précautions, un arbre peut tout de même être endommagé lors de la plantation. Surtout vers la fin de la saison de livraison, au début du printemps, la montée de sève a déjà commencé chez de nombreuses espèces, ce qui les rend particulièrement sensibles aux blessures. Tant qu’il s’agit de petites blessures, au maximum 10 à 20 % du pourtour de l’écorce, celles-ci peuvent être traitées avec un baume cicatrisant pour arbres, comme Lac Balsam, disponible auprès des fournisseurs du secteur du paysage. Si les arbres sont livrés par notre propre camion, notre chauffeur en a parfois avec lui et peut alors apporter son aide. Si la blessure ne dépasse pas 30 % du pourtour de l’écorce, l’arbre peut finir par la recouvrir. La vitesse de cicatrisation dépend de l’espèce, et toutes les espèces ne referment pas bien les plaies sans laisser de trace visible. Plus les dommages sont importants, plus cela demandera d’efforts et d’énergie à l’arbre pour s’en remettre. Si cela est possible, il est conseillé d’orienter la blessure hors de vue afin qu’elle soit moins visible lors de l’utilisation de l’espace aménagé. Il peut également être utile d’orienter la blessure vers le nord, afin de favoriser sa cicatrisation grâce à l’ombre et à la fraîcheur. Le fait que l’arbre finisse par recouvrir entièrement la plaie dépend de facteurs biologiques propres à l’arbre, et, dans le cas d’une taille, également d’une méthode de taille correcte. Cette cicatrisation doit provenir du cambium, le tissu cicatriciel qui se développe depuis les parties de l’écorce pour recouvrir la plaie. Pour réparer une blessure, l’arbre a donc besoin de temps. Si l’arbre a été entièrement écorcé lors du déchargement et que l’écorce a été complètement arrachée, il ne survivra pas. Dans ce cas, il est conseillé de recommander l’arbre le plus rapidement possible auprès de la pépinière afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

Dimensions de la motte

Dimensions de la motte

La dimension de la motte arrachée dépend de plusieurs facteurs. Le facteur le plus important est la circonférence du tronc de l’arbre et le volume de la couronne. La forme de l’arbre a également une influence : un arbre d’alignement reçoit ainsi une motte d’un autre format lors de l’arrachage qu’un arbre multicaules. L’espèce d’arbre joue aussi un certain rôle : certaines espèces peuvent être arrachées avec une motte plus petite, tandis que d’autres doivent recevoir une motte relativement plus grande. Lors de la préparation de la plantation, il est important de connaître le format que doit avoir la fosse de plantation, afin que l’arbre puisse être placé dans celle-ci le plus rapidement possible après ou lors du déchargement. Consultez le tableau d’information sur les mottes pour les dimensions. Outre le diamètre, ce tableau donne également une bonne indication de la hauteur et du poids de la motte. En raison de l’utilisation de différentes arracheuses et de différents types de sols, une certaine variation est toujours possible. Si les dimensions exactes et le poids sont essentiels, consultez votre personne de contact avant de commander afin d’étudier les possibilités.

Installer des tuteurs d’arbre

Installer des tuteurs d’arbre

Enfoncez solidement les tuteurs dans le sol, éventuellement à l’aide d’une tarière. Il est préférable d’enfoncer le tuteur vingt centimètres dans le sol ferme sous la fosse de plantation. La règle veut également qu’au minimum un tiers et au maximum la moitié du tuteur soit enterré. Fixez l’arbre au tuteur ou aux tuteurs à l’aide de liens. Faites croiser le lien entre l’arbre et le tuteur afin d’éviter les frottements et donc les blessures au tronc. Contrôlez les liens et les tuteurs au moins une fois par an afin de les ajuster à temps en cas d’étranglement. Lorsqu’un arbre à racines nues est planté, les tuteurs doivent être placés avant la plantation afin d’éviter d’endommager les racines. Il est conseillé de contrôler la tension des liens quelques semaines après la plantation, car le tassement de l’arbre dû au travail du sol peut réduire cette tension. Si le sol le permet, les tuteurs peuvent également être enfoncés dans le sol avec le godet d’une pelle mécanique, après quoi les arbres peuvent être mis en place.

Introduction à l’ancrage des arbres

Après la plantation de l’arbre, un ancrage doit être installé afin d’éviter que l’arbre ne s’incline ou ne soit renversé par le vent, et afin d’empêcher que la nouvelle croissance racinaire ne soit endommagée par des mouvements excessifs de l’arbre. Il existe deux méthodes d’ancrage :

  1. Ancrage aérien, avec un ou plusieurs tuteurs et des liens.

  2. Ancrage souterrain, avec des ancrages de motte ou des tuteurs d’arbre.

Ancrage aérien

Ancrage aérien

L’ancrage aérien est le plus couramment utilisé et constitue la méthode la moins coûteuse et la plus rapide pour stabiliser un arbre lors de la plantation. Il s’agit généralement d’un ancrage avec deux tuteurs ou plus, fixés à l’aide de liens pour arbres. Cet ancrage reste en place pendant environ deux à trois ans, jusqu’à ce que l’arbre soit suffisamment enraciné pour assurer lui-même sa stabilité. Les tuteurs sont ensuite retirés progressivement. Si un seul tuteur est utilisé, il doit être placé du côté du vent dominant. L’arbre « souffle » alors dans la direction opposée au tuteur. Si cela n’est pas fait, l’arbre heurte trop souvent le tuteur, ce qui provoque des blessures par lesquelles des parasites peuvent pénétrer. En cas de vents tourbillonnants ou rabattants autour de bâtiments élevés, ou pour des arbres plus grands, plusieurs tuteurs sont nécessaires. Lorsque deux tuteurs ou plus sont installés, l’avantage est qu’une cuvette d’arrosage peut être fixée aux tuteurs, ce qui lui permet de mieux rester en place. Veillez toutefois à ne pas fixer les liens de manière trop rigide ; un léger jeu stimule l’enracinement et, à terme, une bonne stabilisation. Il est également important de contrôler la tension de l’ancrage quelques semaines après la plantation. Souvent, le sol se tasse après la plantation, ce qui influence l’ancrage et la tension des liens pour arbres.

Ancrage souterrain

Ancrage souterrain

L’ancrage souterrain des arbres, également appelé ancrage de motte, assure une stabilisation solide et efficace des arbres, invisible après sa mise en place, contrairement à l’ancrage aérien habituel. Lors de l’installation, cette méthode demande un peu plus de travail, mais elle constitue une solution très efficace. L’ancrage peut être réalisé en plaçant des sangles ou une ceinture de sécurité par-dessus la motte et en les fixant à des pieux souterrains ou à des ancrages horizontaux en acier. La sangle est ensuite bien tendue à l’aide d’un tendeur à cliquet. L’avantage de l’ancrage souterrain est qu’il ne crée aucune gêne visuelle, que l’écorce ne peut pas être endommagée par le frottement des liens pour arbres et que les racines disposent de toute la liberté nécessaire pour se développer de manière régulière, sans être gênées par des tuteurs. Avec cette méthode également, il est important de contrôler la tension de l’ancrage quelques semaines après la plantation. Après la plantation, l’arbre peut légèrement s’affaisser, ce qui peut réduire la tension de l’ancrage. Lors de l’ancrage d’un arbre de grand format, un haubanage de la couronne devra également être appliqué. Consultez votre personne de contact à ce sujet.

Haubanage de la couronne / haubans

Haubanage de la couronne / haubans

Lors de la plantation de grands arbres, un bon ancrage est essentiel pour garantir la stabilité durant les premières années. Outre les tuteurs traditionnels, on opte souvent aussi pour un haubanage de la couronne au moyen de câbles. Un haubanage de la couronne se compose de câbles installés dans la couronne, généralement entre les troncs principaux ou les grosses branches, ce qui permet à l’arbre de rester stable en cas de vent fort. Il est important que les matériaux utilisés ne puissent pas s’incruster, frotter ou provoquer des blessures. Après trois ans, ils doivent être retirés afin d’éviter toute inclusion.

Le grand avantage du haubanage de la couronne lors de la plantation est qu’il permet à l’arbre de se développer plus librement. Les racines ont la possibilité de s’installer naturellement, tandis que la couronne reste suffisamment protégée contre la charge du vent. L’installation d’un haubanage de couronne exige du savoir-faire : les sangles doivent être placées à la bonne hauteur, sans endommager l’écorce, et conserver suffisamment de flexibilité pour que l’arbre puisse accompagner les mouvements du vent. Après quelques années, lorsque l’arbre s’est bien développé et tient solidement en place, l’ancrage doit être retiré. Ainsi, le haubanage de la couronne contribue à une bonne plantation.

Protection du tronc contre les brûlures de l’écorce

Protection du tronc contre les brûlures de l’écorce

Un certain nombre d’espèces d’arbres sont de plus en plus sensibles aux brûlures de l’écorce. Ce phénomène se produit principalement du côté où le soleil de fin de journée peut frapper l’écorce. Il apparaît lorsque l’arbre présente déjà un déficit hydrique pendant la journée, que la circulation de la sève ralentit fortement, puis que l’écorce s’échauffe fortement sous l’effet d’un soleil du soir intense. Chez les espèces à écorce fine et lisse plantées en emplacement ensoleillé, une protection du tronc est généralement nécessaire durant les trois premières années après la plantation. Acer (érable), Castanea sativa (châtaignier commun), Cercidiphyllum japonicum (arbre au caramel), Fagus (hêtre), Liriodendron (tulipier), Tilia (tilleul), Carpinus (charme) et Magnolia sont notamment sensibles aux brûlures de l’écorce, avec pour conséquence un décollement de l’écorce du tronc. Cela peut être évité en protégeant, après la plantation, la partie du tronc dégagée de branches avec de la jute, des nattes de roseau, des nattes de coco ou par l’application d’Arboflex. Après quelques années, les matériaux se seront décomposés et l’arbre aura développé une résistance aux coups de soleil. La couronne aura également gagné en largeur, ce qui placera davantage le tronc à l’ombre. Peindre l’écorce avec une peinture blanche à base de chaux peut également être une excellente solution. Vous souhaitez en savoir plus sur la protection du tronc contre les brûlures de l’écorce ? Lisez l’article : Les arbres aussi doivent être protégés contre les coups de soleil.

Choisir les tuteurs d’arbre, essence de bois et longueur

Choisir les tuteurs d’arbre, essence de bois et longueur

Pour les tuteurs d’arbre, il est possible de choisir entre du bois traité, peint, imprégné ou goudronné, et du bois non traité provenant d’essences qui ne pourrissent pas rapidement, comme Castanea sativa, le châtaignier commun, ou Robinia hispida, le robinier hérissé. Le bois traité contient des substances nocives qui restent dans le sol et peuvent être absorbées par les racines de l’arbre. Cela n’est favorable ni à l’environnement ni à l’arbre. Il est donc recommandé de choisir du bois non traité. Utilisez de préférence des tuteurs courts, dépassant au maximum de quatre-vingts à cent centimètres au-dessus du niveau du sol. Avec des tuteurs courts, les arbres bénéficient d’une plus grande liberté de mouvement et développent ainsi plus rapidement des racines de stabilisation. L’arbre s’ancre alors plus tôt et plus solidement. Les tuteurs plus longs, en revanche, rendent l’arbre statique et « paresseux », ce qui se traduit à court terme par un moins bon ancrage. De plus, les longs tuteurs ont une influence négative sur la croissance en diamètre du tronc. Sous le point d’attache, le tronc grossit moins vite qu’au-dessus de celui-ci, car une partie de la contrainte de flexion est absorbée par le tuteur.

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